La fin des éco-chèques : sans regrets !
L'UCM se félicite qu'un arrêté royal autorise les employeurs qui distribuent encore des éco-chèques à les remplacer par des titres-repas. Il est temps de mettre fin à un système inventé dans l'urgence, qui a révélé plus de failles que prévu. Ni les entreprises, ni les commerçants, ni les salariés ne regretteront les éco-chèques.
Les éco-chèques sont apparus lors de l'accord interprofessionnel 2009-2010. Ils ont permis d'octroyer aux salariés un avantage en net de 125 € en 2009 et 250 € en 2010. L'objectif était de soutenir le pouvoir d'achat en période de crise, à un coût raisonnable pour l'employeur. Un million et demi de salariés en ont reçu.
Les éco-chèques auraient pu ou dû disparaître en 2011, mais certains secteurs ont concédé des prolongations. Il reste 29 commissions paritaires, sur 53 au départ, qui imposent l'octroi d'éco-chèques. Aucune commission paritaire nouvelle n'a été séduite par le système, qui va à l'encontre de la simplification administrative et coûte cher.
En effet, pour les entreprises et en particulier les petites, les frais sont élevés : 7 % de la valeur faciale du chèque, plus des frais fixes. Quand on emploie moins de dix personnes, le surcoût dépasse 10 % et peut atteindre 40 %.
Pour les commerçants, c'est aussi très cher (5 % du montant à ristourner aux sociétés émettrices) et c'est surtout un casse-tête à gérer dans l'affichage, l'information et les calculs.
Les salariés apprécient bien entendu de recevoir du pouvoir d'achat, mais la forme ne les séduit pas. Des éco-chèques ont été échangés à 90 % de leur valeur faciale sur internet.
Enfin, le comportement d'achat n'a pas été modifié. Même si les commerçants ont joué le jeu (moins de 3 % des commerces ont accepté indûment des éco-chèques), il n'y a pas eu de déplacement visible des achats vers des produits durables. Forcément : un ménage dépense 2.625 euros par an pour des produits et services payables avec des éco-chèques !
Depuis le début de 2011, l'UCM demande la suppression des éco-chèques, bien entendu sans atteinte au pouvoir d'achat des salariés des commissions paritaires qui les ont conservés. La possibilité de conversion en titres-repas est une solution de bon sens.
Contact Presse UCM : Thierry Evens 081 48 62 61 / 0474 95 07 74







