La relance : de la parole aux actes
Les indépendants et les très petites entreprises sont les mieux à même de relancer l'économie et de soutenir le pouvoir d'achat par la création d'emplois. Cette croissance saine facilitera le retour à l'équilibre des finances publiques. Tous les partis partagent ce constat. L'UCM invite donc les dirigeants politiques à faire ce qu'ils disent : cesser de charger la barque des petites entreprises et, au contraire, leur faciliter la vie en appliquant des mesures prévues dans l'accord de gouvernement.
Toutes les statistiques indiquent que les indépendants et les TPE souffrent. Faillites et cessations battent des records ; le nombre de starters s'effondre. Cela n'a rien de surprenant. En plus de charges administratives très lourdes, les entrepreneurs subissent un coût du travail exorbitant. Et depuis janvier, pas moins de dix mesures nouvelles handicapent encore davantage les entreprises !
L'UCM demande donc, en urgence, l'adoption des mesures annoncées pour soutenir le pouvoir d'achat et l'emploi. Elle propose une augmentation de la tranche de revenus exemptée d'impôt de 400 € jusqu'à 18.000 € de revenus annuels et de 300 € entre 18.000 et 22.000 €.
Elle suggère de soutenir la compétitivité par une baisse linéaire de 2 % du précompte professionnel sur les bas salaires (jusqu'à 1.980 € par mois) et de 1 % sur les moyens salaires (jusqu'à 3.028 €).
Enfin et surtout, l'UCM réclame la concrétisation d'une promesse ferme : réduire les charges patronales sur les trois premiers emplois. Elle a réalisé une étude sur divers scénarios et conclut sans ambiguïté que l'effet retour peut être supérieur à l'investissement !
Le système actuel est le suivant : 1.000 € pendant cinq trimestres et 400 € pendant huit trimestres sur le premier emploi ; 400 € pendant treize trimestres pour le deuxième emploi ; 400 € pendant neuf trimestres pour le troisième emploi. Faisons plus simple et plus fort : 2.100 € pendant huit trimestres et 700 € pendant quatre trimestres pour chacun des trois premiers emplois. Ce changement coûterait 214 millions d'euros.
Au total, 354.000 indépendants et 160.000 entreprises pourraient bénéficier de la mesure. Si, hypothèse basse, 2 % d'entre eux embauchent, l'effet sur les finances publiques est déjà positif de 7 millions.
D'autres hypothèses, plus ambitieuses, pourraient encore rapporter davantage. Pourquoi attendre ?
Contact presse UCM : Thierry Evens 0474/95.07.74







