A propos du président, Marie-Anne Belfroid-Ronveaux
Marie-Anne Belfroid-Ronveaux est le président de l'UCM depuis le 25 juin 2008. Elue manager de l'année en 2003, elle est diplômée de l'université de Liège en qualité d'ingénieur civil des constructions.
Son parcours professionnel
Elle est engagée dans l'entreprise familiale, les établissements E. Ronveaux, où elle développe une nouvelle activité dans le domaine de la construction des ponts et des bâtiments industriels et commerciaux. Elle prend la succession de son père. Sous sa direction, l'entreprise se diversifie (télédistribution, éclairage public, armoires d'automatisation et de commande...) et grandit. Le groupe Ronveaux, aujourd'hui dirigé par sa fille, donne de l'emploi à plus de 500 personnes et est présent à l'exportation.
Mare-Anne Belfroid est présidente et/ou administrateur délégué de différentes sociétés du groupe Ronveaux. Elle est administrateur de la Fédération du béton (FeBe), de l'UWE... Elle préside la Caisse d'allocations familiales de l'UCM et de "Wallonie Entreprendre Namur-Luxembourg".
Souhait pour sa présidence
Les axes de développement
La présidente doit relever un certain nombre de défis. Elle compte attaquer trois chantiers.
- Renforcer le rôle d'acteur social de l'UCM, de centre d'expertise et de connaissance des indépendants et des PME. Dans ses vingt-cinq bureaux en Wallonie et à Bruxelles, l'UCM dispose de spécialistes dans tous les domaines, qui sont en contact quotidien avec les entrepreneurs. L'organisation rassemble aussi des dizaines d'administrateurs qui vivent les réalités du terrain. L'objectif est de produire davantage d'études pour mieux servir de courroie de transmission pour les différents publics qui composent le monde des indépendants, en renforçant également les liens avec les fédérations et associations professionnelles, dont l'UCM est la seule vitrine et le seul référent interprofessionnel.
- Depuis quelques années, l'UCM s'est inscrite dans la démarche d'animation économique des autorités. Elle représente les indépendants et les PME pour défendre leurs intérêts légitimes mais aussi, davantage aujourd'hui qu'hier, pour promouvoir l'ensemble de leurs activités. Cela veut dire s'inscrire dans des démarches de qualité au côté des commerçants ou des industriels, développer des réseaux notamment pour l'entrepreneuriat féminin, devenir une référence non seulement pour la création mais aussi pour la transmission des entreprises, sensibiliser aux investissements, faire entrer les télécommunications dans les PME, etc. Dans le contexte européen et mondial, les entreprises wallonnes et bruxelloises ont besoin d'un climat propice et d'un environnement favorable pour vivre et grandir.
- A propos de l'Europe, la directive services, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2010, est, pour l'UCM qui est au cœur des services aux entreprises, un défi passionnant. Le guichet unique et la simplification administrative voulus par l'Europe sont deux chances de faire un travail au bénéfice des indépendants et des PME encore plus efficace.
Revendications et priorités
L'objectif n'est pas de grandir pour grandir. L'UCM veut être toujours plus efficace, plus utile et plus forte pour défendre les points de vue et revendications des indépendants et des PME.
Il n'y aura pas de révolution dans la ligne politique de l'UCM. Elle poursuivra son action en toute indépendance par rapport aux partis politiques et dans le respect de tous les partenaires sociaux. Elle continuera à défendre le principe d'une protection sociale équitable pour les hommes et les femmes qui osent entreprendre. La prise de risque doit être respectée et valorisée.
Pour la pension en particulier, l'alignement de la pension des indépendants sur les minima des salariés doit être réalisé. Une partie du chemin a été faite, mais il est inacceptable et incompréhensible que la pension de quelqu'un qui a travaillé et cotisé pendant quarante-cinq ans soit encore inférieure à celle de quelqu'un qui a bénéficié du chômage toute sa vie.
L'UCM continuera à défendre le principe d'un abaissement des charges fiscales et parafiscales, puisque toutes les comparaisons démontrent que la Belgique reste un des pays où les taxes sont les plus élevées au monde.
L'UCM continuera à défendre le principe d'une réduction des charges administratives. Il faut lever les freins à la création et au développement des petites entreprises, moteurs de la croissance, de la production de richesses et d'emplois. Pas de lourdeurs inutiles : ainsi les relations sociales dans les PME doivent respecter leur spécificité tout autant que la nécessité d'un dialogue.
L'UCM poursuivra également ses combats traditionnels pour protéger les plus petits des excès des plus grands et éviter les monopoles : par exemple défendre le principe des soldes dans le commerce et un équilibre entre les diverses formes de distribution.
En ce qui concerne la question d'actualité du pouvoir d'achat, l'inquiétude des citoyens est légitime et compréhensible. Mais il faut choisir les bons remèdes. Patrons et syndicats s'accordent sur la nécessité d'augmenter le salaire net en poche et l'écart entre le revenu de celui qui travaille et de celui qui est pris en chage par la communauté. L'effort ne peut pas être demandé aux entreprises. Elles paient, elles aussi, un lourd tribut à la flambée des prix des matériaux et de l'énergie. Et l'Europe pointe du doigt les charges salariales trop élevées.
C'est à l'Etat de réduire ses dépenses. Les institutions et les gouvernements doivent faire les économies qui permettront de remonter le pouvoir d'achat. Il ne faut pas se tromper de cible : syndicats et patrons doivent mener le même combat et le mener ensemble !







