Communiqué de presse
La FGTB lance un ballon d'essai crevé |
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| La secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, propose ce matin dans le "Soir" de généraliser la semaine de quatre jours pour les salariés, en supprimant le chômage économique et le crédit-temps. Pour l'UCM, cette idée est farfelue. Elle ne constitue en aucun cas une base de discussion. Elle ne tient aucun compte des réalités des entreprises, ni même des aspirations des salariés. |
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La semaine de quatre jours généralisée n'existe dans aucun pays civilisé. Et pour cause ! Elle entraînerait pour la plupart des entreprises et en tout cas les PME des charges énormes et des difficultés insurmontables d'organisation.
Si l'on veut faire flamber le chômage, multiplier les faillites et reporter la reprise aux calendes grecques, c'est la voie à prendre. Si l'on veut protéger l'emploi, accroître la qualité de vie et créer les richesses nécessaires aux politiques sociales, il ne faut pas écouter Madame Demelenne.
Sa proposition est peu respectueuse des différences entre salariés. Tous n'ont pas les mêmes besoins ni les mêmes capacités. Le crédit-temps apporte une réponse individuelle. Les forcer à limiter leur temps de travail à quatre jours, c'est répéter, en pire, l'erreur française des 35 heures et menacer leur pouvoir d'achat.
Supprimer le chômage économique est un non-sens. Ce n'est pas une mesure de réduction du temps de travail mais une formule pour éviter les licenciements en période de difficulté pour l'entreprise. Sans cet amortisseur, les emplois seraient beaucoup plus volatils.
Dans la même interview, Mme Demelenne suggère de cesser la politique d'activation des chômeurs. L'UCM rejette l'idée de les abandonner à leur sort. Aujourd'hui, 7 janvier 2010, il y a 60.000 postes de travail disponibles dans le pays ; pas dans l'astrophysique mais dans la construction, l'horeca, la distribution, les soins aux personnes... Imposer les quatre jours dans ces secteurs qui manquent de bras ne ferait qu'aggraver la situation. Les salariés ne sont pas des pions interchangeables.
Face aux menaces sur l'emploi, ressortir les formules qui ont échoué dans les années 70 et 80 n'est d'aucune aide. C'est prioritairement par un soutien aux petites et très petites entreprises qu'on évitera le pire et accélerera la reprise. Car si le pic de la crise est généralement passé pour les grandes structures, c'est en ce moment que beaucoup de PME sont obligées de se battre pour éviter les licenciements. |
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| Contact presse UCM : Thierry Evens - 0474/95.07.74 |
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