Pour le dernier jour de soldes, UCM a mené son traditionnel coup de sonde, parmi ses membres dans chaque province de Wallonie et à Bruxelles. Pour 2 commerçants sur 3, le bilan de ces « soldes hiver 2026 » est soit satisfaisant, soit dans la moyenne des autres années. La météo a été un frein, pour les ventes. Et une grande majorité des indépendants sondés préconise une réforme des périodes de réduction autorisées.

 

Bilan : satisfaisant ou dans la moyenne, surtout en Wallonie

2 commerçants sur 3 déclarent que cette période de soldes a été plutôt positive ou en statu-quo par rapport aux périodes de rabais précédentes.

En termes de répartition régionale, l’avis des commerçants bruxellois est plus morose que les boutiques wallonnes. Dans la capitale, on regrette un recul d’affluence des touristes, mais aussi des dépenses en moyenne moins élevées par client, que les années précédentes.

Comme dans ses précédentes enquêtes, les différentes entités locales d’UCM constatent une contraction du chiffre d’affaires durant la période de soldes. Bref, même pour les commerçants qui donnent une note positive à ce cru « Hiver 26 », les soldes ne pèsent plus autant qu’avant dans le chiffre annuel global de leur entreprise.

Facteurs d’influence : neige, grève et contexte économique

Plusieurs indépendants relèvent que l’essentiel de leur chiffre a été réalisé le premier jour de soldes ou le 3ème week-end.

Parmi les facteurs d’influence, qui ont eu un impact négatif sur le chiffre, une majorité de répondants pointe la neige (et les bulletins météo qualifiés d’alarmistes). Viennent ensuite, l’instabilité économique et politique (qui retient les clients d’acheter ou de faire des réserves), la concurrence des achats en ligne, la multiplication de rabais toute l’année et les grèves des transports dans la dernière ligne droite de janvier.

Concurrence en ligne : des dégâts auxquels les commerçants s’habituent

60% des commerçants sondés ont le sentiment que les clients se tournent de plus en plus vers les achats en ligne. Les autres tirent leur épingle du jeu, pour différentes raisons :

  • des produits plus spécialisés, de niche
  • des produits plus luxueux, qu’on n’achète pas facilement sans essayer
  • la fidélité de la clientèle
  • la plus-value du « conseil client »

Stop à la surenchère…des réductions !

Qu’ils aient réalisé un bon chiffre ou pas, 3 commerçants sur 4 défendent l’idée de réformer les soldes et même l’ensemble de la législation qui régule les périodes de rabais tout au long de l’année !


Ici aussi plusieurs raisons sont avancées, comme la fatigue, la banalisation des réductions aux yeux des clients et le côté économiquement insupportable de constamment baisser les prix :

« Des actions tout le temps, comme le Black Friday qui dure une semaine, nous pénalisent. De même, je ne suis pas favorable à l'ouverture du dimanche qui augmente les frais de fonctionnement ». Coco, chaussures, Saint-Georges sur Meuse.

« Il faut arrêter cette surenchère de périodes de réduction, ça nous casse physiquement. S’en tenir aux soldes officiels serait la meilleure solution », Maria et Giovanna, vêtements féminins, Mons.

« La multiplication d'actions tout au long de l'année est ridicule et nous ne pouvons, en tant que petits commerçants, pas nous aligner. Nous ne suivons pas cette tendance et préférons appliquer des prix justes. Il en va de notre crédibilité ». Catherine, opticienne, Arlon.

UCM veillera à porter ce constat auprès des instances politiques.