Les indépendants et les chefs de PME sont à bout. Ils ont besoin d'une perspective. UCM demande la réouverture des métiers de contact le 13 février et de l'horeca, notamment, le 1er mars. Des reports de charges vont se terminer. La situation devient intenable, financièrement et psychologiquement.

La vaccination des groupes à risque progresse. Les chiffres des décès et des hospitalisations dus au Covid vont donc nécessairement baisser dans les prochaines semaines. Il n'est plus possible de focaliser toute l'attention sur le risque potentiel d'une éventuelle troisième vague. Il y a urgence à retrouver, certes avec prudence, une vie normale. 
Empêcher des personnes de travailler et de gagner leur vie est une décision très grave, qui doit être justifiée par des arguments solides. C'est aujourd'hui très loin d'être le cas et la colère gronde dans plusieurs secteurs. Le gouvernement doit l'entendre et changer de discours.

Les gestes barrière sont connus et intégrés. Des protocoles existent pour éviter la transmission du virus dans les magasins, mais aussi dans les métiers de contact, l'horeca, les salles de spectacle, le fitness, les agences de paris, etc.
Pour UCM, les métiers de contact doivent rouvrir le 13 février, comme envisagé. Au 1er mars, ce sera le tour de l'horeca et de toutes les activités qui peuvent respecter les règles sanitaires.
Au 31 mars, les facilités de remboursement des crédits bancaires vont s'éteindre et les banques ne semblent plus disposées à se montrer solidaires des entrepreneurs. Des reports de paiement de 2020 vont arriver à échéance. Les charges vont donc s'alourdir. Si les indépendants et les chefs de PME n'ont pas pu fonctionner au moins un mois, à partir du 1er mars, pour retrouver un peu de moral et mesurer leur capacité à se relancer et à survivre, la vague de faillites et de cessations ramènera la crise de 1929 au rang d'incident.

Aujourd’hui, l'attentisme nous conduit droit à la catastrophe. Il faut bien entendu prolonger encore les aides. Il faut bien entendu prévoir des mécanismes pour permettre aux entreprises saines de faire face aux obligations accumulées depuis mars et de se recapitaliser. Il faut aussi, maintenant, tourner la page des fermetures sectorielles peu ou pas justifiées.
L'heure n'est plus aux atermoiements. Un calendrier de réouverture est devenu indispensable.

Vaccinez, testez, tracez, gérez les risques mais laissez travailler les indépendants et les PME.