Le congé d’aidant proche fait l’objet d’importantes évolutions. Une loi du 22 mars 2026 allonge les durées maximales de congé pour une même personne aidée, introduit davantage de flexibilité dans les modalités de prise – sous certaines conditions et avec l’accord de l’employeur – et adapte plusieurs aspects du statut d’aidant proche. Ces nouvelles règles s’appliquent aux demandes introduites auprès de l’employeur à partir du 1er juillet 2026.
Le congé d’aidant proche permet à un travailleur reconnu comme aidant proche de suspendre ou de réduire temporairement son activité professionnelle afin d’apporter de l’aide ou du soutien à une personne vulnérable et dépendante.
Cette personne aidée peut se trouver dans une situation de dépendance en raison :
- de son grand âge
- de son état de santé
- ou de son handicap
L’aide apportée par l’aidant proche couvre un large éventail d’actes de la vie quotidienne. Il peut s’agir notamment :
- d’une assistance dans les tâches courantes (repas, courses, entretien du domicile et du linge, déplacements extérieurs)
- d’un accompagnement lié à la santé ou à l’hygiène (prise de médicaments, soins d’hygiène)
- d’une aide dans les démarches administratives ou la gestion du budget
- d’un soutien moral ou d’une présence régulière
Pendant la période de congé d’aidant proche, le travailleur salarié ne perçoit pas sa rémunération habituelle. Il bénéficie en revanche d’allocations d’interruption versées par l’ONEM.
À compter du 1er juillet 2026, les durées maximales du congé d’aidant proche pour une même personne aidée sont revues à la hausse.
| Type de suspension | Jusqu'au 30 juin 2026 | À partir du 1er juillet 2026 |
|---|---|---|
| Suspension totale | 3 mois | 6 mois |
| Suspension à mi-temps | 6 mois | 12 mois |
| Suspension d'1/5ème | 6 mois | 30 mois |
Il est important de noter que la limite maximale sur l’ensemble de la carrière professionnelle reste inchangée.
Un travailleur peut toujours bénéficier, au total, de l’équivalent de 6 mois de suspension complète de congé d’aidant proche sur toute sa carrière.
Le législateur assouplit également les modalités de prise du congé d’aidant proche, afin de mieux les adapter aux besoins des travailleurs et des personnes aidées.
Règles générales de fractionnement
Pour une même personne aidée :
- la suspension totale peut être prise par périodes minimales d’un mois ou un multiple
- la suspension à mi-temps ou d’1/5ème peut être prise par périodes minimales de deux mois ou un multiple
À partir du 1er juillet 2026, et moyennant l’accord de l’employeur, certaines formes de congé pourront être fractionnées en périodes plus courtes :
- le congé pris sous forme de suspension totale pourra être fractionné en périodes minimales d’une semaine ou un multiple, avec une durée comprise entre 1 et 24 semaines
- le congé pris sous forme de suspension à mi-temps pourra être fractionné en périodes minimales d’un mois ou un multiple, avec une durée comprise entre 1 et 6 mois
En revanche, la suspension d’1/5ème ne fait pas l’objet de cette flexibilisation supplémentaire.
La réforme prévoit enfin plusieurs ajustements concernant le statut d’aidant proche.
À partir du 1er juillet 2026 :
- la durée de la reconnaissance comme aidant proche est portée à deux ans, contre un an auparavant
- la reconnaissance ne prendra plus automatiquement fin lorsque la personne aidée séjourne dans une structure résidentielle à temps partiel, c’est-à-dire moins d’un jour par semaine ou moins de 30 jours par an