A l’aube des soldes d’hiver 2020 qui commencent ce lundi 4 janvier, et dans un contexte inédit, UCM a interrogé les commerçants indépendants de Wallonie et de Bruxelles. Ils ont été très nombreux à répondre, et à confirmer les craintes autour de la survie de leur entreprise.

Depuis la réouverture de décembre, un commerçant sur deux considère que la fréquentation des commerces est en chute libre, tandis que 17% des commerces sont toujours fermés.
Si le commerçant est responsable du respect des conditions sanitaires dans son commerce et met tout en œuvre pour que ce soit le cas, ce même commerçant constate que les clients jouent le jeu puisque 56% d’entre eux respectent les règles.
Au-delà des portes d’entrée du commerce, le respect des règles sanitaires n’est plus du ressort des commerçants mais bien des autorités locales.
La situation reste donc compliquée et seuls 24% n’ont pas besoin de trésorerie. 69% craignent pour la survie de leur commerce et il semble d’ores et déjà acquis que les soldes d’hiver ne seront certainement pas suffisants pour redresser la barre.
Habituellement, ces soldes permettent aux commerçants de renflouer leur trésorerie et d’alléger leur stock mais dans le contexte inédit de ces derniers mois, 57% des commerçants estiment que le stock est plus important qu’en décembre de l’année passée et 53% pensent que les ventes seront moins importantes que l’année dernière à la même époque.
Les prochains jours nous diront si le fait que les soldes soient reportés en Allemagne, Pays Bas et France influence le comportement des consommateurs et draine un surplus de clients.

Les loyers restent un vrai problème car près de quatre commerçants sur 10 ont des difficultés à payer leur loyer. Malgré ces difficultés, 34% ont dû en payer l’entièreté tandis que 19% n’ont pas pu tout simplement payer leur bailleur. Près de 4 commerçants sur 10 ont, cela dit, réussi à trouver un accord avec le bailleur.
C’est pourquoi UCM réitère sa demande pour qu’en région wallonne, un avantage fiscal soit octroyé au propriétaire qui accepte de laisser tomber deux mois de loyer. Pour 25% des commerçants, cette mesure devrait être complétée par un prêt à taux avantageux pour le locataire.

La seule bonne nouvelle, c’est le virage digital que les commerçants ont accompli avec succès. 50% se sont équipés d’un outil de commerce en ligne. Plus de sept commerçants sur dix continuent à l’utiliser malgré la réouverture.

Le secteur du commerce reste un secteur compliqué qui aura besoin d’aides supplémentaires pour faire face à la crise que nous traversons.