Ce lundi soir, les Diables Rouges jouent leur premier match de la Coupe du Monde 2026 contre l’Égypte. Si l’heure du match (21h) ne devrait pas avoir de trop gros impact sur l’organisation du travail en entreprise, certains risquent de célébrer une éventuelle victoire jusqu’au bout de la nuit. Quelles sont les possibilités des entreprises en cas de difficultés avec un salarié ce mardi matin ? Le secrétariat social et expert RH UCM fait le point.
Si la fête se poursuit jusqu’aux petites heures du matin, certains travailleurs seront peut-être tentés de poser en dernière minute un jour de congé pour récupérer de leurs émotions. Cette décision doit être prise en commun accord entre le patron / manager et son collaborateur.
Dans cette situation, le dirigeant pourrait légitimement refuser la demande de son salarié car elle a été effectuée trop tard et qu’elle remet en cause le bon déroulé de la journée de travail au sein de l’entreprise. Si la flexibilité est une thématique désormais essentielle à intégrer dans sa politique RH, elle ne doit pas prendre le pas sur le fonctionnement d’une équipe.
Les règles en matière d’alcoolémie sur le lieu de travail sont claires. La loi du 03/07/1978 précise que « l'employeur et le travailleur se doivent le respect et des égards mutuels. Ils sont tenus d'assurer et d'observer le respect des convenances et des bonnes mœurs pendant l'exécution du contrat ».
Comprenez : pas question d’arriver avec un verre dans le nez au bureau ou sur un chantier. S’il y a un risque pour la sécurité du travailleur ou de ses collègues, le patron est autorisé à renvoyer et raccompagner son collaborateur chez lui sans paiement de salaire. Il est par contre essentiel d’en discuter à tête reposée par la suite afin de responsabiliser le salarié et de consigner, par écrit, les conséquences en cas de récidive.
Lorsqu'il s'agit d'absences injustifiées, il est essentiel de ne pas précipiter les conclusions quant aux intentions du travailleur. Il est peut-être simplement malade, ça arrive.
Dans ce cas, le salarié doit contacter au plus tôt son employeur pour le prévenir et lui fournir, si nécessaire, son certificat médical. En cas de doute, l’employeur peut mandater un médecin-contrôle pour vérifier l’incapacité de son travailleur. Si ce dernier est absent sans motif valable, des sanctions progressives sont possibles. Pour éviter tout malentendu, UCM conseille de les mentionner clairement dans le règlement de travail.
« Face à des matchs qui se joueront parfois tard dans la nuit, il ne s'agit ni d'interdire ni de tout permettre, mais d’anticiper et dialoguer. Employeurs et travailleurs ont tout intérêt à discuter ensemble des éventuels aménagements plutôt que de gérer les conséquences au dernier moment. L'objectif est de concilier un événement sportif exceptionnel avec les réalités de l'entreprise, sans compromettre la sécurité, l'organisation du travail ou la qualité des prestations. »
Frédéric Mignolet, Directeur B2B UCM.