Seul 1 dirigeant de PME sur 7 est déjà prêt à appliquer les règles de transparence salariale, en communiquant les niveaux de rémunérations du personnel au sein de leur entreprise. C’est un enseignement de l’Espresso UCM, nouvel outil d’enquête lancé par le service d’études d’UCM.

Le principe de l’Espresso UCM : tous les 6 mois, nos économistes vont interroger un échantillon représentatif d’entrepreneurs sur la santé de leur activité et juger les mesures politiques qui font la une de l’actualité.

Pour cette première édition, un échantillon représentatif de…834 entrepreneurs wallons et bruxellois ont accepté de répondre à notre questionnaire. L’enquête est « rapide et intense », comme un espresso : rapide pour ne pas être chronophage pour les indépendants et patrons de PME, mais intense dans les enseignements à en tirer.

6 entrepreneurs sur 7 n’ont jamais entendu parler de la transparence salariale ou estiment être en manque d’info sur cette mesure européenne transposée en droit belge. La transparence salariale impose aux patrons de communiquer les grilles de salaires pratiquées dans leur entreprise. Le principe : mieux cerner l’inégalité salariale hommes-femmes par exemple, pour pouvoir s’y attaquer.

Autre manque d’information signalé par les entrepreneurs : l’élargissement des flexi-jobs. Un tiers des répondants ignorent la décision du gouvernement fédéral d’autoriser le recours au système de flexijobs dans tous les secteurs d’activité.

22% des entrepreneurs affirment vouloir profiter de cette mesure. La plupart du temps, pour palier de façon temporaire à une pénurie de main d’œuvre, faire face à des pics d’activité dans leur entreprise (travail événementiel ou saisonnier). De quoi relativiser les craintes d’un dérèglement du marché du travail.
 

Face aux débats budgétaires très difficiles qui s’annoncent, au fédéral comme dans les entités fédérées, 80% des entrepreneurs redoutent une hausse de la fiscalité directe. Les augmentations des charges patronales et des taxes locales complètent d’ailleurs le podium des mesures d’économies redoutées par les PME et les indépendants.

Au beau milieu d’une vague de canicules, 27% des entrepreneurs avouent ne pas avoir encore engagé de démarches spécifiques, pour faire face aux dérèglements climatiques. A ce chiffre, il faut ajouter 26% qui ne font pas de cette lutte leur priorité. Soit une majorité davantage dans l’attente que dans l’anticipation et l’action.
 
Sur demande, nous pouvons vous fournir toutes les données de cette étude, ainsi que des coordonnées d’entrepreneurs qui acceptent de livrer leur témoignage sur ces mesures.