À partir du 1er juillet prochain, les flexi-jobs seront autorisés dans l’ensemble des secteurs privés et publics. Des exceptions existent cependant à cette règle. Pour y voir plus clair, le secrétariat social et expert RH UCM fait le point sur ces nouveautés et rappelle les bonnes pratiques à respecter.
Le flexi-job est une forme d’occupation permettant à un travailleur d’exercer un emploi complémentaire à des conditions avantageuses, notamment en matière de fiscalité et de cotisations sociales. Il concerne, entre autres, les salariés occupés à minimum 4/5e ainsi que les pensionnés qui désirent arrondir leur fin de mois ou tester un nouveau job. Ils présentent l’avantage d’être exonérés d’impôts jusqu’à un certain plafond, à savoir 18.440 euros en 2026.
Auparavant, les flexi-jobs étaient limités à un certain nombre de branches d’activité, comme l’Horeca et le commerce par exemple. Le gouvernement fédéral a décidé de les étendre à l’ensemble des secteurs, publics comme privés. Les secteurs conserveront toutefois la possibilité de demander une exclusion totale ou partielle. Ce choix n’est pas définitif et ils pourront décider de revenir sur leur décision ultérieurement.
À noter que les travailleurs du domaine des soins de santé pourront désormais « flexi-jobber », à condition de disposer des qualifications requises. Les fonctions artistiques, artistico-techniques, de soutien artistique déterminées par la « loi portant création sur la Commission du travail des Arts » restent, elles, exclues.
Auparavant, un salarié ne pouvait pas exercer un flexi-job au sein d’une entreprise liée à son employeur principal. Ce ne sera plus le cas pour les salariés occupés à temps plein. Les pensionnés, eux, ne devront plus attendre deux trimestres après leur pension pour exercer un flexi-job mais pourront commencer dès leur premier jour de pension. Un troisième changement concerne la rémunération maximum. Pour faire simple, elle est actuellement plafonnée à 150 % du salaire minimum de base d'un travailleur « ordinaire » exerçant la même fonction, primes éventuelles (fin d’année, travail de nuit, du week-end…) incluses. Ces primes ne seront plus comptées dans le calcul à partir du 1er juillet. Soulignons toutefois que dans l’Horeca, un flexi-salaire maximum spécifique de 21 euros de l’heure (à indexer) sera appliqué.
« Pour de nombreuses PME, les flexi-jobs représentent une réponse concrète aux difficultés de recrutement et aux pics d’activité. Les nouvelles règles vont élargir les possibilités, mais chaque employeur devra vérifier les dispositions applicables dans son secteur avant de se lancer », Frédéric Mignolet, Directeur B2B UCM