UCM salue l’avènement d’un nouveau gouvernement à Bruxelles et appelle cette nouvelle coalition à des actions immédiates pour restaurer la confiance des PME et de indépendants. Objectif : stopper le risque de départs massifs d’entreprises hors de la région capitale.
Une entreprise sur 5 envisage de quitter Bruxelles dans les prochaines années, à cause de la pression fiscale, le cout de l’immobilier et le manque de perspectives économiques. C’est l’enseignement du dernier baromètre des indépendants et PME (Baromètre Brupartners Entrepreneurs Indépendants, décembre 2025, vague 14).
Pour rétablir la confiance du monde économique, l’organisation patronale UCM appelle donc le nouveau gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour obtenir des résultats dès les 100 premiers jours.
Zone d’ombre budgétaire
En l’absence des tableaux budgétaires, et au vu de mesures très générales annoncées, UCM s’inquiète des futures mesures d’assainissement : elles ne doivent pas frapper les PME !
Emploi-formation : ambitions raisonnables mais vigilance totale
La réforme de l’accompagnement est indispensable suite la réforme des allocations de chômage. L’objectif de 70 % d’emploi est réaliste pour Bruxelles, UCM sera attentive à la réforme des outils de formation et de mise à l’emploi : ils doivent refléter les besoins du terrain, sur base d’une enquête de main-d’œuvre comparable à la Wallonie.
La lutte anti-discrimination est clé, mais nous rappelons notre opposition aux tests de situation.
Attractivité des PME : simplifier, sans exclure
L’analyse des freins économiques et la promesse d’un plan de simplification vont dans le bon sens. Reste à définir le contour exact de ces réformes - nous serons force de proposition.
Si le maintien de la transformation durable de l’économie bruxelloise est également à souligner, on s’interroge toutefois sur les moyens qui seront mis à disposition.
Enfin, nous resterons vigilants à la place accordée aux PME dans les zones franches, à ce que la transformation des outils économiques concerne tous les secteurs, à la nécessité d’un financement inclusif. Sur le Heysel, évitez la concurrence déloyale envers les acteurs locaux !
Mobilité : ne pas pénaliser ceux qui travaillent
Nous saluons la réévaluation de Good Move avec les acteurs économiques. La politique de stationnement et de circulation devra préserver l’accessibilité pour les professionnels et leurs clients. Même vigilance pour la zone LISA : pas question de pénaliser les professionnels qui dépendent d’un véhicule plus lourd pour travailler.
Sécurité et propreté : des avancées attendues
UCM salue les mesures annoncées pour renforcer la sécurité et améliorer la propreté de l’espace public. Une ville où l’on se sent en sécurité et où l’environnement est maîtrisé, c’est une ville qui attire, qui respire et qui donne confiance aux entreprises. Bruxelles doit redevenir un territoire où l’on investit, où l’on circule sereinement et où l’on vit mieux : ces avancées y contribueront directement.
Pour Pierre-Frédéric Nyst, président UCM : « L’accord politique est un point de départ, les entrepreneurs ne peuvent plus attendre : il faut baisser la pression fiscale, simplifier radicalement les procédures et relancer l’investissement. Si rien ne change, les 19 % prêts à quitter Bruxelles seront bientôt bien plus nombreux. »
« La formation d’un Gouvernement ouvre une opportunité », ajoute Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale UCM. « En travaillant ensemble, nous pouvons stabiliser l’écosystème, restaurer la confiance et relancer Bruxelles : agir vite, agir bien, agir ensemble. »
Bruxelles ne peut plus se permettre d’attendre : les acteurs économiques comme les citoyens ont besoin de décisions rapides, lisibles et opérationnelles. UCM se tient à disposition des dirigeants, comme force de propositions. Il appartient désormais au Gouvernement de transformer ses intentions en actes concrets et vérifiables.