Le temps mort décidé par le gouvernement est une décision insatisfaisante. Le risque sanitaire reste géré comme il y a un an : par des fermetures massives. Nous avons développé d'autres outils, mais le gouvernement fédéral les ignore et joue la montre, sans respect de la réalité des indépendants et chefs de PME.

Une semaine de plus, sans aucune amélioration ! Seule la promesse de réouverture de la totalité des métiers de contact est respectée. Les restrictions sont prolongées pour le commerce. La vie sociale reste sous pression. Les professionnels de l'horeca, de la culture, du sport, des agences de paris, de l'événementiel, du monde de la nuit… doivent se contenter de bonnes paroles et d'une vague lueur d'espoir.
Bien sûr, il y a des aides. Mais UCM répète sur tous les tons, depuis des semaines, que les aides aujourd'hui ne peuvent plus suffire. La détresse est financière mais aussi psychologique. Les secteurs fermés se vident de leurs acteurs. Depuis un mois, UCM demande un calendrier des réouvertures. En vain.

Le gouvernement agit comme si la campagne de vaccination ne mettait pas à l'abri les personnes vulnérables. Il est établi que les jeunes infectés par le virus sont asymptomatiques ou peu malades, sauf rarissimes exceptions. Il n'est donc pas nécessaire d'attendre une immunité collective au-delà des groupes à risques.

Le gouvernement agit comme si la population n'avait pas intégré, dans son immense majorité, les règles sanitaires : gestes barrière, testing, quarantaine…

Le gouvernement agit comme si les indépendants et les entreprises n'avaient pas développé et n'étaient pas à même d'appliquer des protocoles de sécurité (distance minimale, masque, aération, gel hydroalcoolique…) qui minimisent les risques.

Le gouvernement agit comme si la population n'était pas à bout et ne développait pas toutes sortes de pathologies dangereuses et parfois mortelles.

Le gouvernement agit comme si des secteurs entiers de notre économie n'étaient pas à deux doigts de s'effondrer, ce qui entraînerait un chômage massif et une récession dont il faudrait des années pour se relever.

Aujourd'hui, déçue, consternée, indignée, UCM ne peut donner qu'un message aux indépendants et aux chefs de PME : "Nous ne comprenons plus nos autorités. Nous avons fait le maximum pour obtenir qu'une balance soit faite entre les urgences. Nous sommes conscients qu'on vous maintient la tête sous l'eau au-delà du raisonnable. Nous ne pouvons plus cautionner la manière dont la lutte contre l'épidémie est menée."