Vendredi, le Comité de concertation a décidé que les salariés, lorsque le télétravail n'est pas possible, devraient passer un test rapide pour vérifier qu'ils ne sont pas porteurs du virus.
Sur le papier, c'est une bonne idée. Elle améliore la sécurité sans nuire à l'activité et elle ouvre la porte à des assouplissements.
Dans la pratique, c'est la bouteille à encre. Le gouvernement n'apporte de réponse à aucune des nombreuses questions que les employeurs se posent.
 

L'annonce de vendredi a interpellé les employeurs. Ils sont prêts, comme depuis un an, à faire les efforts nécessaires pour limiter la circulation du virus. Le recours massif aux tests rapides est un outil efficace pour conjuguer activité économique et sécurité sanitaire.

Toutefois, des questions se posent : 

  • Quels sont les tests (salivaires, antigéniques…) homologués ?
  • Où pourra-t-on se les procurer ?
  • Que se passe-t-il s'il n'y a pas de tests disponibles ?
  • Qui va les payer ?
  • À quelle fréquence les salariés devront-ils s'y soumettre ?
  • L'employeur peut-il imposer le test à un collaborateur ?
  • Si le résultat n'est pas immédiat, le travail est-il autorisé entretemps ?
  • L'obligation concerne-t-elle tous les métiers où le télétravail n'est pas possible, dans tout le pays ?
  • Un test négatif permet-il à un employé en télétravail de revenir à son bureau ?
  • Comment se feront les contrôles et quelles seront les sanctions ?

Les employeurs qui contactent UCM ont du mal à croire qu'il n'y ait pas de réponses à ces questions de base, alors que la mesure est censée être en vigueur ! Ils ont toujours respecté les restrictions, règles et protocoles sanitaires avec courage et discipline. Aujourd’hui, c'est impossible tant cette décision sur les tests est improvisée. C'est déplorable.

UCM demande une clarification urgente et pose deux exigences. Les tests homologués doivent être mis à la disposition des employeurs facilement et gratuitement. En même temps, l'application de la règle et les contrôles ne peuvent pas entraîner de charge administrative supplémentaire.


Le test rapide peut fonctionner et améliorer la situation s'il est instauré dans un climat de confiance. Si le résultat est une usine à gaz, autant renoncer.