Le chômage pour force majeure Coronavirus s'arrête au 30 juin 2022. Quelles sont les autres solutions de chômage temporaire existantes ?
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La journée d’action syndicale menée demain en front commun est une nouvelle pierre dans la chaussure de notre économie.
A l’heure où chacune de nos entreprises rémunère ses collaborateurs, paye ses factures et tente de garder son entreprise viable, personne n’a besoin d’une journée qui creuse le sillon de la discorde et de la division.

Les PME et indépendants, ceux qui représentent plus de la moitié de l’emploi en Belgique, souffrent aussi de la situation économique actuelle. Alors que les organisations syndicales prônent l’augmentation des salaires au-delà de l’inflation, il est bon de rappeler le quotidien des PME et indépendants.
Dans une PME de cinquante personnes, 2 % de hausse du coût salarial, c’est l’équivalent d’un temps plein supplémentaire à payer. Or, ce temps plein, ce n’est en vérité personne, c’est un fantôme. Mais il faut le payer et cela pèse dans les comptes des entrepreneurs.
Quand l’inflation est aujourd’hui de plus de 8 %, on imagine aisément l’armée de petits fantômes que les entreprises entretiennent… pour rien.

A ces Casper s’ajoutent des frais d’énergie qui s’envolent, mais aussi de logistique et de matières premières. Pour des entreprises déjà largement impactées par la crise de la covid et qui consentent à des efforts qui s’apparentent à des sacrifices, c’est le énième clou de leur cercueil.

UCM demande que l’on ne se trompe pas de cible. Ce n’est pas dans les PME que l’on augmente les salaires des dirigeants ni ne versent des dividendes aux actionnaires. Mais c’est dans les PME que l’on fait vivre l’économie de notre pays, dans un climat le plus serein possible, épargnés de contrôles qui reprennent de plus belle ! Ce n’est pas le moment !

UCM est attachée à la concertation sociale à condition qu’elle soit adaptée et porteuse de stabilité et de climat serein, terreau de développement de nos entreprises, et par conséquent de notre économie.