Des milliers d'indépendants et de chefs de PME continuent à porter le poids de la lutte contre l'épidémie. Ils sont usés, financièrement et moralement. Les perspectives tant attendues sont lointaines, conditionnelles et supposent des dépenses supplémentaires. Les justifications des fermetures restent maigres. 

La détresse augmente pour les professionnels des métiers de contact, de l'horeca, de la culture, du fitness, du secteur événementiel et du voyage, etc. Le Comité de concertation n'a pas pris la mesure des difficultés, du désespoir et de la colère de ces entrepreneurs. Toutes ces activités restent fermées, même quand il n'y a aucun indice scientifique d'un risque sanitaire.

Un calendrier possible a certes été fixé pour une réouverture des seuls métiers de contact. La date annoncée reste conditionnelle et les conditions fixées à la réouverture des métiers de contact seront renforcées. C'est une décision qui n'est étayée par aucune évidence scientifique. Les coiffeurs, esthéticiens… ont déjà investi et pris les précautions nécessaires. Il n'est pas acceptable de leur imposer de nouveaux investissements alors que les caisses sont vides.
Pour les autres secteurs, aucune date n'est même évoquée. UCM demande qu'on tienne compte des effets de la campagne de vaccination. Quand la population à risque sera protégée, il sera temps de reprendre une vie normale en respectant les gestes barrière. Ce moment doit être programmé le plus tôt possible.

UCM demande un soutien prolongé du fédéral aux victimes des restrictions imposées. Le droit passerelle double, en particulier, devra être évidemment prolongé au mois de mars pour les indépendants qui ne peuvent pas reprendre leur travail. Il faut préparer l'après-31 janvier, date de la fin du moratoire sur les faillites, notamment en discutant avec les banques. 
Les Régions doivent également intensifier leurs efforts et adapter les aides à la durée de fermeture. Les agences de voyages, ainsi que les hôtels, ont besoin d'une attention particulière puisque leur situation est particulière. La Région wallonne doit enfin proposer une solution structurelle pour le paiement des loyers commerciaux.