UCM salue la mise en place d’un plan spécifique à destination des petites entreprises, qui représentent 98% du tissu économique en Belgique. Dans ce « Plan PME », on retrouve plusieurs mesures portées de longue date par UCM, comme la volonté de simplifier les procédures administratives, d’encourager la compétitivité et d’aider les entrepreneurs à se relever après une faillite. Ces 89 mesures instaurent un climat plus favorable à l’esprit d’entreprendre, dans notre pays.

11.967 entreprises ont fait faillite l’an dernier, un chiffre qui n’avait plus été atteint depuis 12 ans. D’où l’importance de se soucier du « droit à une seconde chance », une main tendue pour aider les entrepreneurs à se relever. Avec des solutions préconisées par UCM depuis plusieurs années : le renforcement du droit à l’oubli, le déréférencement des faillites non frauduleuses, et la possibilité de redémarrer une activité avec un nouveau numéro de TVA.

UCM insiste pour que ces mesures servent de point de départ à un véritable changement culturel en Belgique : valoriser l’initiative, le droit à l’erreur et au rebond. C’est un levier puissant de vitalité économique et d’emploi.

Un climat qui encourage l’esprit d’entreprendre

UCM salue les avancées attendues par les indépendants et PME : la simplification administrative (UBO, « only once », egreffe/Moniteur, franchise TVA), simplification de l’accès aux marchés publics (droit à l’erreur, clauses types, indemnités de soumission), lutte contre la concurrence déloyale et les améliorations apportées au statut d’indépendant.

D’une façon générale, UCM reconnait à ce plan PME de la ministre Simonet une grande qualité : sa volonté d’instaurer un climat plus favorable à l’esprit d’entreprendre avec - entre autres - des mesures de simplification pour les étudiants, les femmes, les start-up notamment.

Entrepreneuriat féminin : des pas concrets à amplifier 

Le Plan renforce le mentorat, le réseautage, la sensibilisation aux biais dans les banques et les investisseurs, le développement du microcrédit et le renforcement de l’attractivité du statut social des indépendantes. Nous plaidons pour des données genrées systématiques dans l’octroi de crédits et l’investissement, afin d’objectiver les écarts et d’y apporter des réponses efficaces.

Il reste des défis majeurs à relever

D’autres plans PME pourraient encore voir le jour d’ici la fin de la législature, UCM maintient donc ses contacts avec le gouvernement fédéral, pour qu’il s’occupe des « deux éléphants qui restent dans la pièce » :

  • Sécuriser les coûts de l’énergie et soutenir la double transition afin de donner à chaque PME la visibilité nécessaire pour se développer. Parmi les mesures possibles : Abaisser les accises sur l'électricité au minimum européen (conformément à l'accord de gouvernement) afin d’envoyer aux PME un signal prix clair vers les énergies décarbonées
  • Faire baisser le coût du travail, qui représente le défi majeur pour 70% des petites et moyennes entreprises.