En résumé
- L’employeur n’est pas légalement tenu d’accepter les demandes de ses travailleurs liées à des fêtes religieuses comme le Ramadan ou le Carême qui commence le lendemain.
- Certaines mesures simples, comme l’adaptation des horaires ou une tolérance accrue au niveau des pauses, peuvent faciliter la vie de celles et ceux qui célèbrent une fête religieuse.
Du 17 février au 19 mars 2026, les musulmans de Belgique et du monde célèbreront le Ramadan. Une période de jeûne qui peut avoir des conséquences sur la vie d’une entreprise. L’expert RH UCM vous conseille pour traverser cette période le plus sereinement possible.
Le Ramadan, pas un congé légal
Un travailleur peut-il exiger de poser ses congés pendant la période du Ramadan ou pour célébrer l’Aïd El Fitr ? Ou que ses horaires de travail soient adaptés à son jeûne ?
Répondons directement à ces deux questions : la réponse est non.
Le choix de faire le Ramadan, ou toute autre célébration religieuse, et de respecter le jeûne étant une décision privée, un employeur n’est pas légalement tenu de prendre des mesures spécifiques. Pas plus qu’il n’est obligé d’accepter la demande de congé d’un ouvrier chrétien qui travaille dans une boulangerie et souhaite célébrer la Semaine sainte durant cette période chargée par exemple. Dans un cas comme dans l’autre, UCM conseille cependant aux employeurs d’être ouverts au dialogue.
Adapter les horaires, la solution facile
Pour rappel, les musulmans qui célèbrent le Ramadan ne peuvent normalement pas boire ni manger du lever au coucher du soleil. Bonne nouvelle pour eux en 2026 : les mois de février et de mars ne sont pas les plus ensoleillés de l’année, ni les plus chauds. Ce qui n’empêche qu’ils pourraient se sentir plus facilement fatigués sur leur lieu de travail. UCM conseille donc aux employeurs de se montrer flexibles sur les horaires de travail, en autorisant par exemple les travailleurs concernés à commencer leur journée plus tôt ou à raccourcir leur pause de midi.
Globalement, la flexibilité horaire, lorsqu’elle est possible, est un atout merveilleux pour votre entreprise et ses travailleurs, qu’il s’agisse d’une personne qui célèbre le Ramadan ou d’un parent solo qui jongle avec les rendez-vous médicaux de son enfant.
« Les réalités de chaque entreprise sont différentes, d’où l’importance d’exposer clairement ce qui est négociable ou non. C’est le cas pour le Ramadan, mais aussi pour de nombreux autres sujets qui peuvent avoir un impact sur la vie d’une entreprise. Pour éviter toute tension, je conseille d’identifier clairement ce que les travailleurs peuvent faire ou ne pas faire dans le règlement de travail et de se montrer transparent sur le sujet », Frédéric Mignolet, directeur général UCM.