Suite à plusieurs arrêts du Conseil d’Etat il y a quelques semaines, l’utilisation du mot « soldes » en dehors des périodes de juillet et janvier n’est plus sanctionnée. La règle de base des soldes, elle, n’a pas changé : il n’y a que lors des soldes de janvier et de juillet que les commerçants ont le droit de vendre à perte, contrairement aux braderies, ventes couplées, opérations Black Friday… Les bonnes affaires, c’est donc surtout maintenant !
La vente à perte est autorisée à partir de ce mercredi 1er juillet, premier jour officiel des soldes d’été, jusqu’à la fin du mois, le 31 juillet. C’est donc la dernière fois de l’année que les commerçants sont autorisés à vendre des produits moins chers que ce qu’ils leur ont couté.
Cette règle de la vente à perte structure en profondeur le secteur du commerce : elle permet de réguler le marché, de lutter contre le dumping commercial.
« Les périodes de soldes restent intéressantes pour de nombreux commerçants », souligne Matthieu Dewèvre, directeur du service d’études UCM. « C’est l’occasion pour eux de rencontrer les clients, de créer du lien, de faire la démonstration de leur expertise. Mais aussi vider les stocks, présenter les nouvelles collections ».
L’utilisation du mot « soldes » en tout temps, et non plus uniquement en juillet et janvier, risque de diluer l’intérêt des clients et installer une pression permanente sur les prix et les marges des commerçants indépendants. A travers ses enquêtes de terrain, UCM mesure chaque jour ce risque.
Plus que jamais, UCM, l’organisation de défense des indépendants et des PME, plaide auprès des politiques pour que l’on fixe un cadre clair, pour rassurer le commerçant sur ce qu’il peut faire et ne pas faire, et à quelle période, lorsqu’il souhaite proposer des prix cassés.
Les arrêts du Conseil d’Etat du 20 mai ne signent pas la fin des soldes ! Les commerçants nous confirment qu’ils seront au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des chasseurs et chasseuses de bonnes affaires.