Traditionnellement, UCM interroge les commerçants indépendants wallons et bruxellois au début, et à la fin des périodes de soldes. Ce fut encore le cas à l’issue des soldes de cet été.
UCM en retire certains enseignements précieux, qui confirment que le commerçant indépendant a fait preuve, ces dernières années, de résilience et de créativité.
Le constat est quasi unanime : les soldes ne sont plus LA période que les clients attendaient, face à la prolifération de conditions et promotions mises en place toute l’année.
Les soldes été 2026 sont satisfaisants pour 4 commerces sur 5, mais ne soulèvent plus les foules et ne créent plus de files devant les magasins au matin du premier jour, doublé d’un effet « bonnes affaires ».
Parfois, mais cela dépend du stock encore en magasin, les soldes ont même été légèrement meilleurs que l’an passé et la fréquentation du magasin a augmenté.
Face au changement de comportements et de terrain, le commerçant a pris les devants… et des mesures, pour à la fois faire vivre son entreprise mais aussi (encore et toujours) se démarquer de la concurrence.
Ainsi, dans le Brabant wallon, certains commerçants se transforment en « conseillers en image », une expérience durant lesquelles les clients sont pris en charge par le commerçant, tant dans le choix de silhouette que des couleurs.
Ce type de service demande de l’investissement pour le chef d’entreprises et ses collaborateurs, mais cela garantit un accueil et des conseils personnalisés, ce qui reste encore la grande force du commerçant indépendant.
On le sait tous, la météo joue un rôle important dans les moments shopping des clients.
De l’avis général, la canicule de juillet 2026 n’a pas freiné la fréquentation des commerces et n’a pas posé de soucis majeurs pour ceux qui sont déjà équipés de solutions de rafraichissement, et en ont fait la publicité.
Cela dit, la modification du calendrier des vacances scolaires en communauté française, joue un rôle important dans la fréquentation des commerces début juillet.
Les enfants, étant toujours à l’école au lancement des soldes, captent l’attention des clients.
Commerces en ligne et physique : la cohabitation devient possible
Ces soldes été 2026 confirment aussi une tendance, pressentie au sein du commerce indépendant : le commerce en ligne n’est plus l’ogre qui grignotait les parts de marché.
Il y a deux raisons essentielles à cette situation : d’une part, le commerçant indépendant est, lui aussi, sur le net et organise des ventes en ligne et autres « live » sur ses réseaux et d’autre part, la tendance à (re)faire confiance aux commerçants indépendants est bien là, permettant d’éviter des achats en ligne inutiles.
Ces dernières années, les commerçants, plutôt que de subir, ont compris quels étaient leurs atouts (service à l’achat et après, conseils, contact humain) et ont appris à les valoriser.
Mettre le commerce au centre de l’attention
UCM rappelle que le commerce indépendant, en Wallonie et à Bruxelles, a encore besoin de toute l’attention des autorités politiques.
Véritable levier vital et accélérateur de fréquentation des villes, le commerçant reste l’un des maillons essentiels de la cohésion sociale, de l’activité économique des centres-villes et de l’emploi.
Les efforts consentis ces dernières années et leur résilience doivent être les fondations pour pérenniser leur rôle essentiel au sein des villes et communes wallonnes et bruxelloises.
UCM en appelle à une véritable concertation entre les différents niveaux de pouvoir pour offrir aux commerçants les outils dont ils ont besoin, pour poursuivre leur transformation digitale, et leur donner les outils nécessaires pour faire face aux géants du web.