Les titres-repas restent un avantage extralégal très apprécié en Belgique. Ils permettent aux employeurs d’offrir un complément de pouvoir d’achat à leurs collaborateurs tout en bénéficiant d’une exonération sociale et d’une fiscalité avantageuse. Découvrez dans ce guide clair comment augmenter les titres-repas en toute sécurité, selon la situation de votre secteur et en respectant les nouveautés légales 2026.
Depuis le 1er janvier 2026, les règles ont évolué de manière significative, avec une hausse de la part patronale maximale exonérée et la possibilité d’augmenter les titres-repas malgré une marge salariale nulle. En parallèle, les négociations sectorielles 2025-2026 avancent rapidement dans de nombreux secteurs. Ces changements suscitent de nombreuses interrogations chez les employeurs qui souhaitent agir rapidement.
Vous voulez augmenter la valeur des titres-repas en 2026 pour renforcer le pouvoir d’achat de vos équipes ?
Depuis le 1er janvier 2026, la part patronale maximale exonérée passe à 8,91 €, permettant une valeur faciale de 10 € par titre-repas (avec une contribution minimale du travailleur de 1,09 €). Une augmentation volontaire jusqu’à 2 € reste possible dans le respect de la marge salariale, et la déductibilité fiscale grimpe à 4 € si vous atteignez ce maximum.
Si votre secteur n'a pas encore finalisé son accord pour 2025-2026, nous vous recommandons vivement de reporter toute augmentation volontaire.
La plupart des accords déjà signés ne prévoient pas de clause de sauvegarde pour les avantages octroyés de manière anticipée. Vous risquez donc de devoir appliquer l'augmentation sectorielle en plus de votre initiative volontaire.
Par exemple, si un futur accord impose une hausse de 1 € de la part patronale au 1er avril 2026, vous devrez la respecter même si vous avez déjà augmenté entretemps. Le coût supplémentaire passerait alors à 2 € par titre-repas au lieu de 1 €.
Autre scénario : si vous atteignez déjà le maximum légal de 10 €, un accord ultérieur pourrait vous obliger à proposer un avantage alternatif équivalent. Cela compliquerait le respect de la marge salariale et entraînerait des coûts imprévus.
Lorsque l’accord de votre secteur est conclu, huit cas de figure se présentent selon qu'elle instaure ou augmente les titres-repas, et selon que vous en octroyez déjà ou non.
2.1. Quand l’accord instaure les titres-repas pour la première fois
Si votre secteur vient d'introduire les titres-repas, vous devez les mettre en place selon les montants et règles fixés par l'accord. C'est obligatoire.
Si vous n'en octroyiez pas encore, instaurez-les conformément à l’accord. Vous pouvez toutefois aller plus loin en limitant la part patronale supplémentaire à maximum 2 €.
Si vous en accordiez déjà, ajustez si nécessaire pour respecter le minimum sectoriel. Vous pouvez aussi augmenter davantage, en veillant à ce que la part patronale totale supplémentaire reste limitée à 2 € maximum.
Dans ce cas, les règles sont similaires, mais l'accord anticipe déjà les employeurs dans votre situation.
Pour ceux qui n'en octroyaient pas, l'instauration suit les règles de l’accord, avec possibilité d'aller plus loin en limitant à 2 € au total l’augmentation de la part patronale.
Pour ceux qui en donnaient déjà, appliquez l'augmentation prévue. Là encore, vous pouvez offrir davantage en limitant la part patronale supplémentaire à 2 € maximum.
Ici, l'accord se concentre sur l'amélioration des montants existants.
Si vous n'octroyiez pas encore de titres-repas, vous êtes en défaut. Profitez de l’accord pour vous conformer aux règles prévues dans votre secteur. Vous pouvez aller au-delà des obligations sectorielles en augmentant, au maximum, la part patronale de 2 €.
Si vous en donniez déjà, augmentez selon les règles sectorielles. Une marge supplémentaire existe : vous pouvez aller plus loin en ajoutant jusqu'à 2 € de part patronale au total.
2.4. Quand l’accord ne prévoit ni instauration ni augmentation
Que vous octroyiez ou non des titres-repas actuellement, rien ne change obligatoirement. Aucune action n'est requise de votre part.
Vous avez néanmoins la possibilité d'introduire ou d'augmenter les titres-repas. Dans ce scénario, limitez l’augmentation de votre part patronale à maximum 2 €.
Avant toute modification, vérifiez précisément ce que prévoit l’accord de votre secteur.
Une augmentation mal encadrée pourrait vous exposer à un coût supplémentaire par rapport à celui voulu initialement.