De nombreux entrepreneurs étaient réunis le 25 mars dernier à l’occasion de la traditionnelle réception annuelle organisée par UCM. Un événement qui a marqué le top départ d’une série de festivités qui se dérouleront tout au long de l’année pour célébrer les cent ans de l’entreprise. 

Quel est le point commun entre Marilyn Monroe, Valéry Giscard d'Estaing, la reine Elizabeth 2 et Winnie l’Ourson ? Outre le fait qu’ils nous ont quitté (ou qu’ils ne sont tout simplement pas réels), ces quatre figures marquantes sont nées la même année, en 1926, et auraient donc eu cent ans en 2026. Comme UCM qui, elle, est plus dynamique que jamais malgré son âge respectable. Le centenaire d’UCM… Cet anniversaire était évidemment au centre du discours de notre président, Pierre-Frédéric Nyst, qui s’est tenu en préambule de la réception annuelle organisée devant un parterre de 500 personnes fin mars dernier à la Sucrerie de Wavre. 

De Verviers et Liège à Bruxelles en passant par Namur, celui qui est avocat fiscaliste a grimpé dans sa machine à remonter le temps pour faire revivre l’évolution du statut d’indépendant au public présent dans la cité du Maca. « Cela fait donc cent ans que nous vous représentons, que nous vous accompagnons et que nous vous défendons. Cent ans que nous nous battons pour améliorer votre statut », a lancé Pierre-Frédéric Nyst, avant de revenir sur les grandes victoires d’UCM au fil des ans : pension, statut dans sa globalité, protection, engagement de personnel, zéro coti, droit passerelle… « En cent ans, nous avons réussi à développer ce statut d’indépendant et, aujourd’hui, nous sonnes devenus intournables chez UCM. Si vous prenez la déclaration de politique générale de l’Arizona, le mot ‘indépendant’ n’a jamais autant été cité par un gouvernement. C’est une preuve que nous avons bien travaillé avec nos conseillers quand nous avons déposé notre mémorandum sur le bureau de chaque politicien ». 

Mais le travail est loin d’être terminé ! « Nous avons besoin de flexibilité, de simplification administrative, d’une fiscalité adaptée et d’accompagnement pour agir à court, moyen et long terme pour continuer la transition environnementale que les entreprises ont déjà initiée (…). On est là depuis cent ans et on est parti pour les cent suivants », a-t-il finalement conclu.

Là où Pierre-Frédéric Nyst a ouvert la soirée en jetant un (long) coup d’œil dans le rétroviseur, Anne-Sophie Snyers, la secrétaire générale d’UCM, l’a clôturée en se projetant dans le futur. Elle a pointé trois défis qui attendent les entrepreneurs dans les années à venir. Le premier, et c’était un des sujets phares de cette réception annuelle, c’est la transition énergétique et le mix énergétique. 

Un sujet qui tient particulièrement à cœur à notre secrétaire générale. « Nos entreprises restent trop dépendantes aux énergies fossiles. On sait que la crise de 2022 a coûté cinq milliards d’euros à la Belgique », a-t-elle rappelé. « Malgré le contexte économique que l’on connait, j’invite les autorités à se montrer créatives. Chez UCM, on se bat pour que la boucle du Hainaut se concrétise le plus vite possible. Si on s’y met maintenant, elle ne sera opérationnelle qu’en… 2032 », a déploré Anne-Sophie Snyers, tout en soulignant les difficultés que de nombreuses sociétés rencontrent en voulant se raccorder au réseau électrique et en prônant pour que les gouvernements s’intéressent davantage à l’hydrogène. « Le deuxième défi est sociétal », a-t-elle poursuivi. Aides à l’embauche, à la formation, aux porteurs de projets… Les entreprises ont plus que jamais d’un véritable écosystème performant pour qu’elles trouvent chaussure à leur pied. Reste le troisième et dernier défi, qui est économique. « Nos entreprises tirent la langue, leur trésorerie souffre. Il leur faut une vision claire ! Pour rappel, les PME représentent 98 % du tissu entrepreneurial européen. On va devoir renforcer notre économie en misant notamment sur l’économie circulaire. J’ai conscience que c’est un terme qui peut faire peur mais des exemples inspirants montrent que c’est un concept qui fonctionne », a-t-elle assuré.

 Avant de conclure : « On vit une période de grands changements. On imagine de nouveaux modèles qui vont amener à la création de nouveaux emplois. Chez UCM, on porte cet esprit d’entreprendre qu’il manque parfois à la Wallonie. Parfois, on se plante. Ce n’est pas grave, on recommence et UCM sera là pour accompagner celles et ceux qui osent s’engager sur la voie de l’entrepreneuriat ».