Le Comité de concertation lâche du lest. Tant mieux pour les coiffeurs. Mais il ne répond pas à la colère qui monte dans l'horeca et d'autres secteurs encore fermés. L'absence de calendrier et de perspectives est inacceptable. Tout retard dans la vaccination serait scandaleux.

UCM se réjouit bien évidemment de la réouverture des salons de coiffure le 13 février. Il était temps ! Les autres métiers de contact devront attendre, sans qu'on sache pourquoi. Il n'y a toujours aucune perspective pour l'horeca, le fitness, les agences de paris, la culture, l'événementiel…
Le gouvernement tient compte d'un risque qui existe depuis plus de deux mois sans se concrétiser, un risque qui va se réduire au fil de la campagne de vaccination. Il ne tient pas compte de l'urgence économique et sociale qui croît, du désespoir des personnes qui ne peuvent pas travailler et gagner leur vie. Des libertés fondamentales sont suspendues sans justification claire.

Pour UCM, viser le risque zéro par des mesures de restriction entraîne des conséquences qui ne sont pas prises en compte. Des milliers d'indépendants et de chefs de PME portent tout le poids de la lutte contre l'épidémie. Les aides apportées ne peuvent plus suffire.

UCM ne peut pas accepter que le calendrier des réouvertures lié à la campagne de vaccination ne soit demandé aux experts que pour le 26 février. Ce calendrier devrait être connu maintenant et donner de l'espoir.
Ce retard est peut-être lié au démarrage chaotique de la campagne de vaccination. Il est incompréhensible que la Belgique, au cœur de l'Europe et qui héberge des entreprises productrices, soit à la traîne. Toute la clarté doit être faite d'urgence. Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour protéger, dans les semaines qui viennent, les personnes vulnérables. C'est la clé pour la levée des restrictions.

Pour accélérer la vaccination, plusieurs solutions existent. Il est possible de mobiliser les pharmaciens, les infirmiers indépendants, les professionnels des soins de santé à la retraite… Il est possible de passer par les services de prévention en entreprise pour les salariés. Le gouvernement ne peut pas continuer à jouer la montre et à prêcher la patience à des indépendants et chefs de PME en souffrance depuis presque un an.
La gestion sanitaire de l'épidémie doit être active et agressive, afin de permettre davantage d'activité économique.