UCM a pris connaissance hier de la décision politique de mettre en place un moratoire sur les faillites jusqu’au 31 janvier 2021. UCM le réclamait depuis le 18 juin, date à laquelle le moratoire décidé durant le 2ème trimestre 2020 avait pris fin. C’est une victoire pour UCM !

Ce moratoire était, en effet, nécessaire pour laisser une chance à toutes les entreprises frappées de plein fouet par les décisions de fermetures d’activités totales ou partielles, ou impactées par les dommages collatéraux liés à ces fermetures.La situation reste très nébuleuse à l’heure actuelle sur les sursauts de relance économique. Il a fallu attendre la fin septembre pour que les entrepreneurs voient un début de reprise, mais, malheureusement, le 2ème confinement a marqué un coup d’arrêt. Un arsenal de mesures vient d’être pris pour permettre aux entreprises de survivre pendant cette période de crise mais ces mesures ne dégagent pas leur plein effet immédiatement. C’est pourquoi il est indispensable de mettre les entreprises sous cloche (moratoire). Seule cette démarche pourra permettre de passer la crise et de pouvoir prendre le temps de se reconstruire, voire de réinventer un nouveau modèle (selon les études UCM, un entrepreneur sur trois envisage de changer son business model suite à la crise).

Ce moratoire est-il suffisant ? Ca permet à l’entreprise de prendre le temps d’avoir une vision claire de la situation, de négocier les plans d’apurement utiles et de se reconstruire. Néanmoins, les entreprises continuent de devoir faire face à des charges fixes parfois colossales (loyers, abonnements multiples, leasing de matériels momentanément à l’arrêt…). UCM demande donc que des solutions soient trouvées par rapport à ces problématiques de charges fixes.

Le loyer est un des enjeux majeurs parmi ces charges fixes. UCM demande que les Régions wallonne et bruxelloise proposent un incitant (ex : exemption de précompte immobilier) pour que les propriétaires et locataires puissent trouver un accord amiable en laissant tomber une partie du loyer.