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L'épure de réforme fiscale présentée par le ministre des Finances propose des lignes de force intéressantes. Elle comporte bien entendu des points difficiles et d'autres à éclaircir. C'est néanmoins un projet cohérent qui mérite d'être mis en chantier. En prenant garde au timing…

UCM réclame depuis des années une réduction sensible de l'impôt sur le travail. Le gouvernement fédéral s'y est engagé. Le ministre Van Peteghem a présenté une réforme qui rencontre cet objectif. En augmentant la quotité exemptée et en décalant les tranches d'imposition, il arrive à un allègement de plus de 5 % du prélèvement fiscal sur les revenus du travail. C'est considérable. Cela accroît le pouvoir d'achat des ménages de plus de 5 % sans augmentation du coût salarial. C'est excellent pour la consommation intérieure et la croissance.
De plus, le ministre propose de réduire l'impôt des sociétés pour les PME de 20 % à 15 % et de l'appliquer sur 200.000 euros et non plus sur 100.000. C'est positif malgré des compensations – comme l'indexation de la rémunération du dirigeant – qui ont une logique.

La suppression d'avantages sociaux – à l'exception notable des titres-repas – complique la vie des employeurs. La limitation de l'usage des cartes essence et de recharge pour les voitures de société est complexe et coûteuse pour les salariés concernés et les indépendants. Dans un contexte global de baisse de la fiscalité, de telles adaptations doivent être renégociées.

Le volet sur la taxation du patrimoine pose problème. Pour UCM, les indépendants qui investissent dans l'immobilier ou qui comptent sur la revente de leur entreprise pour se constituer une pension digne doivent être épargnés. Le ministre dit qu’ils le seront, UCM y sera attentive. Ils ont beaucoup travaillé, beaucoup contribué et n'ont pas "les épaules larges."

En ce qui concerne l'harmonisation des taux réduits de TVA (actuellement 6 % et 12 %) à 9 %, une évaluation des conséquences reste à faire. Par exemple, ce n'est certainement pas le moment de relever la taxation sur les frais de rénovation des immeubles d'habitation plus anciens !

Une telle réforme ne pourra pas se faire en une fois, le ministre en est conscient. Elle s'étalera sur plusieurs années. Vu le contexte budgétaire, le risque existe que les mesures qui rapportent à l'État soient mises en œuvre beaucoup plus rapidement que celles qui lui coûtent. UCM demande au gouvernement d'ouvrir le chantier mais de s'engager sur un timing qui ne transforme pas une belle histoire en cauchemar !