L'appel à la grève de la CSC et de la FGTB pour ce lundi n'a pour ainsi dire pas d'impact direct sur les PME. Le travail est bien davantage perturbé par les règles sanitaires liées au Covid !
L'initiative des syndicats n'en est pas moins très mal perçue. L'économie va mal, beaucoup de chefs de PME se battent pour sauver leur entreprise et l'emploi. Accorder 3,2 % d'augmentation en 2021 et 2022 sera déjà très compliqué. 
UCM appelle les syndicats à revenir à la table de négociation.
 

Les transports en commun sont perturbés et quelques permanents syndicaux bloquent des grandes entreprises et entravent la circulation. Ce n'est pas de nature à nuire gravement au fonctionnement des PME, souvent en télétravail, et où seule une infime minorité de salariés a souhaité cesser le travail.

Cette grève est néanmoins regrettable. Les syndicats ne comprennent pas la situation précaire de la plupart des entreprises ou n'en tiennent pas compte. Ils frappent un homme à terre. Les chefs de PME sont attachés à la paix sociale et celle-ci est plus nécessaire que jamais, à l'heure où des décisions stratégiques vont se prendre. Je continue mon activité ou pas ? Je sauve l'emploi ou pas ? La CSC et la FGTB font savoir aux patrons décidés à lutter contre le Covid et les restrictions qu'ils auront un adversaire en plus !

Les syndicats réclament une augmentation des salaires supérieure à 3,2 % en deux ans. UCM insiste sur le fait que respecter cette norme sera déjà un exploit pour des milliers d'employeurs. Certes, elle inclut 2,8 % de liaison des salaires à l'index, mais les entreprises ne bénéficient d'aucune indexation automatique. Ces 2,8 % d'augmentation, il faudra aller les chercher !

UCM rappelle que le chiffre de 3,2 % a été fixé par une loi qui vise à préserver la compétitivité des entreprises belges et donc l'emploi. Les syndicats ont le droit de contester cette loi, mais n'ont pas à s'en prendre aux employeurs qui entendent simplement la respecter.

Il est vrai que de rares entreprises ont réalisé des profits inattendus en raison du Covid. Les employeurs ne sont pas opposés à un partage de ces bénéfices avec les salariés. Les chèques consommation ont bien fonctionné. D'autres formules sont possibles pour créer un régime d'exception dans certains secteurs ou entreprises. Des solutions peuvent être trouvées, mais elles le seront autour d'une table de négociation, pas dans la rue. Il faut arrêter d'ajouter du chaos au chaos.