Depuis le 1er janvier 2024, les travailleurs qui tombent malades pendant leurs congés peuvent reporter ces derniers à une date ultérieure. Ce report n’est cependant possible que sous certaines conditions. Le secrétariat social et expert RH UCM rappelle les bonnes pratiques pour ceux qui auraient vécu une pareille mésaventure.

Personne n’aime tomber malade. Encore moins durant ses congés. Depuis le 1er janvier 2024, afin de se conformer à la législation européenne qui garantit quatre semaines de congés payés à chaque travailleur, il est possible pour celui qui tombe en incapacité de travail pendant ses vacances de reporter ses jours de congé. Auparavant ils étaient simplement perdus. Notez qu’on parle bien ici des quatre semaines de congés légaux, pas d’éventuels RTT ou d’autres congés supplémentaires offerts par l’employeur.

Le certificat médical est obligatoire

Pour bénéficier de ce report, le travailleur doit remplir certaines conditions. Il doit dans tous les cas fournir un certificat médical à son employeur. Pas question donc de s’autodiagnostiquer un léger mal de gorge à l’étranger pour récupérer une semaine de vacances supplémentaires.

Le travailleur est également obligé d’informer immédiatement son employeur de son lieu de résidence s’il ne se trouve pas chez lui. Précision utile : les jours de maladie ne prolongent pas automatiquement les vacances en cours. Si le travailleur souhaite prendre les jours de vacances récupérés immédiatement à la suite de la période initialement prévue, il doit en faire la demande au plus tard au moment où il soumet le certificat médical à son employeur. Ce dernier peut la refuser.

Le report doit avoir lieu avant le 31 décembre, sauf exception

En principe, les jours reportés doivent être pris dans l’année civile en cours, donc avant le 31 décembre. Une exception existe toutefois si le travailleur est dans l’impossibilité de prendre ses jours de vacances avant la fin de l’année, notamment parce qu’il est toujours en incapacité de travail. Dans ce cas, les jours de congé concernés peuvent être reportés au-delà du 31 décembre, pendant une période pouvant aller jusqu’à 24 mois après la fin de l’année civile. C’est par exemple le cas du collaborateur qui tombe malade le 20 décembre et reste en incapacité jusqu’en janvier. Il ne peut matériellement plus prendre les jours de vacances qu’il lui restait avant le 31 décembre et bénéficie du report de deux ans.

« Tomber malade en vacances n’est agréable pour personne, mais cela ne doit pas non plus devenir un casse-tête pour l’entreprise. La règle est relativement simple : le travailleur peut récupérer ses jours de congé, à condition de respecter certaines démarches », rappelle Frédéric Mignolet, directeur général UCM.

À noter : dans l'ensemble de ses communications, l'organisation utilise désormais uniquement le nom UCM. Nous vous remercions de reprendre cette dénomination dans vos publications.