Retour Trouvez une réponse parmi nos questions fréquentes

1. Le travailleur non gréviste qui exécute normalement ses prestations

La situation est claire. Puisque le travailleur est présent sur son lieu de travail et effectue ses prestations, il sera rémunéré normalement.

2. Le travailleur non-gréviste qui ne peut se rendre sur son lieu de travail ou arrive en retard

Le travailleur peut prétendre à sa rémunération journalière normale si son absence ou son retard est du à une cause involontaire survenu sur le chemin du travail.

Une grève qui surprend le travailleur en cours de route (ex. : le travailleur se rend normalement à la gare et apprend seulement là que le train ne partira pas) n'entame pas son droit au salaire garanti.


Par contre, si la presse a préalablement fait écho de cette grève, vous pouvez considérer que le travailleur a été averti et a pu s'organiser pour arriver autrement ou à l'heure au travail. Si, malgré tout, il arrive en retard ou n’arrive pas du tout et qu'il ne peut pas démontrer qu'il a mis tous les moyens raisonnables en œuvre pour arriver à temps sur son lieu de travail, vous êtes en droit de lui refuser le paiement de sa rémunération journalière garantie. Votre travailleur pourrait, sous certaines conditions, bénéficier d’une intervention de l’Onem. Il appartient au comité de gestion de cet Office de se prononcer sur l’octroi d’allocations de chômage temporaire aux travailleurs non-grévistes.

3. Le travailleur non gréviste qui est arrivé sur son lieu de travail et est empêché de travailler

Le travailleur qui est parvenu à son lieu de travail et est empêché d’accéder à son lieu de travail (exemple : par un piquet de grève aux abords de l'entreprise ou du zoning au sein duquel est implantée l'entreprise) n'a pas droit à sa rémunération journalière garantie. Il pourrait, sous certaines conditions, bénéficier d’une intervention de l’Onem. Il appartient au comité de gestion de cet Office de se prononcer sur l’octroi d’allocations de chômage temporaire aux travailleurs non-grévistes. En qualité d’employeur, vous veillerez cependant, autant que possible, à organiser du télétravail ou à confier d'autres tâches aux travailleurs empêchés d'effectuer les prestations normales à cause de la grève.