Depuis le 1er août 2026, un employeur peut mettre fin à un contrat de travail dans les six premiers mois, avec un préavis réduit à une semaine. C’est un retour à un régime favorable, tant pour l’employeur que le collaborateur. Une réforme défendue par UCM pour faciliter l’embauche et donner davantage de souplesse aux PME.
2014, recruter devient plus risqué
Jusqu’en 2014, la clause d’essai permettait à un employeur d’évaluer un nouveau collaborateur dans les conditions réelles de travail. Mais en 2014, la clause d’essai a été supprimée contre l’avis des organisations patronales. Ainsi le préavis a-t-il été allongé, passant de 1 semaine durant les 6 premiers mois à 3, 4 voire 5 semaines dans le sixième mois du contrat.
Pourtant, lorsque le chef d’entreprise recrute un nouveau collaborateur, cela traduit certes la bonne santé de la PME. Mais lorsque la structure est petite, engager devient un enjeu central.
Cela demande du temps, de l’énergie, des compétences et un budget. Chaque engagement compte. Un recrutement qui ne fonctionne pas peut rapidement peser sur l’organisation, l’équipe et les finances de l’entreprise.
UCM a dénoncé cette situation dès 2014 et défendu le retour de davantage de souplesse pour les employeurs.
2026, un préavis réduit à une semaine
Pour les contrats de travail conclus depuis le 1er août 2026, l’employeur peut rompre le contrat durant les six premiers mois avec un préavis limité à une semaine.
Autre différence, le préavis réduit s’applique automatiquement aux contrats de travail concernés. Aucune clause spécifique ne doit être prévue dans le contrat. Une règle plus simple qui redonne aux employeurs une marge de manœuvre au moment où la collaboration doit encore faire ses preuves.
Concrètement, le préavis réduit permet à l’employeur :
- de tester une collaboration dans les conditions réelles de travail
- d’agir plus rapidement si le recrutement ne répond pas aux attentes
- de limiter les conséquences d’une erreur de recrutement
- de bénéficier d’une règle simple et automatique en début de contrat
- d’engager avec davantage de confiance et de souplesse.
Pour une PME, cette flexibilité peut faire la différence au moment de décider d’engager un nouveau collaborateur.
UCM a défendu plus de souplesse pour engager
Depuis la suppression de la période d’essai en 2014, UCM défend une solution mieux adaptée aux réalités des employeurs et surtout des PME. Le préavis d’une semaine durant les six premiers mois apporte une réponse concrète à ce besoin. Il réduit le risque lié à l’engagement et redonne de la souplesse aux entreprises au début d’une nouvelle collaboration.
UCM continue à défendre des règles simples et équilibrées pour lever les freins à l’embauche et soutenir les entreprises qui créent de l’emploi.
Parce que faciliter le recrutement, c’est aussi donner aux PME les moyens de grandir et de créer de l’emploi.