Une faillite, lorsqu’elle ne revêt aucun élément frauduleux, ne doit pas condamner définitivement un entrepreneur. Tout le monde a le droit de se tromper, même l’indépendant. Depuis de nombreuses années, UCM défendait le droit au rebond, à la seconde chance, et l’a obtenu.
Ce droit à la seconde chance fait partie des 89 mesures pour l’entreprenariat prises par la ministre Eleonore Simonet, il s’agissait pour UCM d’un élément indispensable pour permettre aux indépendants de rebondir, de relancer une activité et de créer une nouvelle histoire.
Une faillite ne peut freiner un nouveau départ
Entreprendre implique de prendre des risques. Et parfois, malgré les efforts fournis, une activité ne fonctionne pas comme prévu. Des difficultés financières, un accident de la vie, l’imprévisible conjoncture économique ou des événements fortuits peuvent fragiliser une entreprise, voire signifier son arrêt.
En 2025, près de 12.000 entreprises ont fait faillite en Belgique. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 12 ans. Parallèlement, il y a aussi des nouvelles entreprises qui naissent mais derrière ces chiffres, il y a des entrepreneurs, leur entourage et des parcours.
Or les conséquences d’une faillite peuvent continuer à peser bien après l’arrêt de l’activité. Le regard de notre société reste inquisiteur. Les banques deviennent très frileuses ou très exigeantes, les fournisseurs potentiels méfiants… bref, une faillite peut encore compliquer le lancement d’un nouveau projet et durablement affecter le parcours d’un indépendant.
Pour UCM, cette situation devait changer.
Permettre aux entrepreneurs de rebondir
A maintes reprises, UCM a porté auprès des décideurs politiques la nécessité de développer une véritable culture de la seconde chance.
L’objectif était clair : une faillite non frauduleuse ne doit pas empêcher durablement un indépendant d’entreprendre à nouveau.
Ce combat a permis de faire avancer plusieurs solutions défendues par UCM :
- renforcer le droit à l’oubli après une faillite
- permettre le déréférencement des faillites non frauduleuses
- faciliter le redémarrage d’une activité avec un nouveau numéro de TVA.
Ces avancées doivent permettre aux entrepreneurs concernés de repartir sur de meilleures bases. Concrètement, cela signifie :
- réduire le poids d’une ancienne faillite lors d’un nouveau départ
- éviter qu’un échec passé ferme durablement la porte à l’entrepreneuriat
- permettre à un entrepreneur de transformer son expérience en nouvel élan
- faciliter la création d’un nouveau projet après un échec non frauduleux.
Faire évoluer le regard sur l’échec
Pour UCM, le droit à la seconde chance va au-delà des démarches administratives. Il s’agit aussi de changer le regard porté sur l’échec entrepreneurial. Une faillite non frauduleuse ne définit pas la valeur ou les capacités d’un entrepreneur. Elle peut faire partie d’un parcours fait de prises de risques, d’apprentissages et de nouveaux départs.
Permettre à un indépendant de rebondir, c’est préserver son expérience et ses compétences.
C’est aussi maintenir l’envie d’entreprendre et la capacité à créer de nouvelles activités.
UCM a porté le droit à la seconde chance
UCM s’est battue et a obtenu que la « seconde chance » figure dans le plan PME de la ministre Simonet. Ainsi le Gouvernement va mettre en œuvre le droit à l’oubli (notamment dans les bases de données de la BNB), le déréférencement (à la demande) de certaines faillites dans les moteurs de recherches et la possibilité de recommencer une nouvelle activité avec un nouveau n° d’entreprise.
Cette avancée défend une conviction forte : un échec ne doit pas effacer l’expérience acquise ni empêcher de construire un nouveau projet.
Parce que soutenir l’entrepreneuriat, c’est aussi donner la possibilité de recommencer.