Au fond, qu’entend-on par durabilité pour les entreprises ? Pour faire simple, la durabilité c'est : respecter la planète, prendre soin des employés, rester rentable sans tricher et assurer la solidité de l’entreprise dans le futur. C’est passer d’une vision "Je veux gagner un max d'argent tout de suite, peu importe le moyen" à une vision "Je veux une entreprise solide, performante, dont je suis fier, qui perdure pour les 30 prochaines années".
La durabilité, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne se limite pas uniquement à l’environnement : elle englobe les dimensions E, S et G pour Environnement, Social et Gouvernance.
Le développement durable c’est la stratégie, le chemin qui mène à la durabilité. La durabilité par contre, c’est un but final, c’est l'objectif vers lequel le développement durable tend.
Définir un mot avec un acronyme peut sembler compliqué. Concrètement, l’ESG c’est :
- Environnement : toutes les actions qu’une entreprise met en place pour limiter son impact sur l’environnement comme diminuer l’empreinte carbone, mieux gérer les matières premières, réduire la facture d’énergie et d’eau, augmenter le recyclage…
- Social : cela reprend le bien-être des collaborateurs, l’inclusion et la diversité, le respect des droits humains mais aussi les relations avec les communautés locales. Le but est entre autres de limiter l’absentéisme, d’augmenter les compétences et la satisfaction des employés et d’améliorer leur santé physique et mentale.
- Gouvernance : cela concerne notamment la transparence au niveau des décisions prises par l’entreprise, l’éthique et la cybersécurité.
En bref, contrairement aux enjeux purement environnementaux, la durabilité vise une approche globale et intégrée, qui prend en compte l’impact social, environnemental et au niveau de la gestion journalière de l’entreprise.
Les entreprises font face à une pression croissante des consommateurs, des banques, des investisseurs et des autorités pour adopter des pratiques responsables. Il n’y a donc pas vraiment le choix, les entreprises vont devoir se lancer et réfléchir à leur stratégie. durable.
Contrairement aux idées reçues, la durabilité ne nécessite pas toujours de grands investissements. De nombreux gains rapides (quick wins), sont faciles à mettre en place. Pas besoin de gros budgets pour agir :
- réduisez les déchets en utilisant des alternatives réutilisables comme remplacer les gobelets jetables par des tasses
- passez à l’éclairage LED et installez des détecteurs de mouvement
- encouragez le covoiturage et la mobilité douce
- choisissez des fournisseurs locaux et responsables.
Ces gestes simples réduisent vos coûts, améliorent votre impact et renforcent votre image.
Ils montrent surtout que la durabilité est à la portée de toutes les PME dès qu’on commence par des actions concrètes.
Thomas vous explique en vidéo quelles actions faciles et rapidement mises en place, peuvent déjà faire la différence.
La CSRD, définition brève
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une directive européenne qui impose aux entreprises de publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Son objectif : rendre la durabilité mesurable, transparente et comparable.
Cette directive CSRD marque donc un tournant : la durabilité n’est plus une option, mais une obligation. Et vous allez voir que même si vous n’êtes pas concerné directement, elle vous impacte.
La CSRD, une obligation pour les grandes entreprises
La CSRD concerne directement les grandes entreprises. Elle se traduit par une obligation de produire des rapports complets selon les « normes » ESRS, d'intégrer la durabilité dans leur stratégie et de démontrer la conformité. Cela implique des investissements en collecte de données, gouvernance et reporting.
La CSRD c’est l’acronyme de « Corporate Sustainability Reporting Directive », en français cela se traduit par « Directive sur les rapports de développement durable des entreprises ». C’est une directive européenne.
L'application de la CSRD est progressive et concernera de plus en plus d’entreprises. Des modifications sont en cours. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le Guichet de la Durabilité.
La CSRD juste pour les grandes entreprises ? Détrompez-vous.
Pour remplir leurs propres obligations, les grandes entreprises exigent des données de durabilité de tous leurs fournisseurs, même les TPE. Donc l’obligation sera indirecte. La même pression viendra des banques pour toute demande de prêt bancaire.
Thomas vous explique les enjeux pour les TPE et PME en vidéo.
La CSRD introduit la notion de double matérialité. Mais qu’est-ce que c’est au juste ?
Pour comprendre cette notion, et la différence entre la double matérialité et la simple matérialité, rendez-vous sur notre FAQ « Double VS simple matérialité ».
Opportunités liées au durable
La durabilité est devenue un levier stratégique, non seulement pour répondre aux obligations légales, mais aussi pour rester compétitif :
- Différenciation sur le marché en repensant vos produits ou vos services et ainsi capter de nouveaux marchés.
- Gain en compétitivité et attractivité en ayant notamment accès à des taux de financement plus favorables ou à certains appels d’offres.
- Fidélisation de vos clients et vos collaborateurs qui, de plus en plus, cherchent du sens et des valeurs dans leur achat/leur emploi.
- Transmission de votre entreprise plus facile, car elle inspirera confiance, elle disposera de processus solides et répondra aux attentes des repreneurs. Elle assurera donc sa pérennité en valorisant son image et son capital immatériel.
Bien qu’il y ait beaucoup d’avantages, l’ESG est parfois encore perçue comme une contrainte pour certaines PME, par exemple :
- le manque de temps pour s’occuper d’autres projets stratégiques
- le manque de visibilité sur le retour sur investissement
- l’arbitrage entre les objectifs : il peut avoir des conflits entre les objectifs ESG : c’est mieux d’avoir un fournisseur proche de l’entreprise ou avec des produits responsables ? Il peut aussi avoir des conflits entre les objectifs ESG et les objectifs financiers.
- la transparence forcée : l'ESG oblige les entreprises à mettre en lumière des aspects de leurs opérations qui étaient auparavant privés (salaires, diversité, lobbying, chaîne d'approvisionnement).
Et si on vous disait qu’UCM s’occupe de ces contraintes ? Grâce au Guichet de la Durabilité, nous vous aidons à mettre en place votre politique ESG de façon claire et précise pour pérenniser votre entreprise. Avec les bons partenaires, tout est plus simple. Prêt à transformer les contraintes en opportunités stratégiques ?
Vous voulez repenser la manière de gérer votre entreprise pour qu'elle puisse durer dans le temps sans épuiser vos ressources financières, humaines ou environnementales ? Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul. Afin d’aider les entrepreneurs désireux de se lancer, mais ne sachant pas par où commencer, UCM a mis en place le Guichet de la Durabilité.
Le Guichet de la durabilité c'est votre point de contact unique pour toutes vos questions ESG en Wallonie et à Bruxelles, qu'elles soient simples ou complexes :
- ESG qu’est-ce que c’est ? Suis-je concerné ?
- mon banquier me pose beaucoup de questions, je suis perdu...
- je dois obtenir le label Ecovadis ou B-Corp pour un client. C’est quoi ?
- je voudrais sensibiliser mes travailleurs aux enjeux climatiques en organisant une fresque du climat, à qui m’adresser ?
Lorsqu’une PME communique sur ses actions en matière de durabilité, deux pièges sont à éviter : le greenwashing et le greenhushing.
Greenwashing : donner l'illusion d'être durable
Le greenwashing (ou "écoblanchiment") est une stratégie de marketing trompeuse où l’entreprise met en avant des messages “verts” très vagues ou exagérés, sans preuves concrètes dans le but d' améliorer leur image. Par exemple en utilisant du vert ou des images de nature sur des emballages polluants, en employant des mots comme "naturel", "éco-responsable" sans certification officielle, ou encore mettant en avant une petite action symbolique pour masquer une activité principale très polluante. En résumé, c’est faire du bruit autour de la durabilité sans avoir de vraies actions durables derrière.
Le risque pour les PME : aujourd’hui, les consommateurs et les ONG sont très vigilants. Une entreprise épinglée pour greenwashing subit un retour de bâton violent (bad buzz) qui détruit durablement la confiance des clients et peut mener à des sanctions juridiques.
Greenhushing : se taire par peur du jugement
À l’inverse, le greenhushing (ou "écomutisme") revient à ne pas communiquer sur des initiatives pourtant réelles, comme la réduction des déchets ou les économies d’énergie. Par crainte des critiques ou parce que l’on estime que ce n’est pas encore parfait. Les entreprises agissent concrètement pour la planète, mais décident de ne pas en parler du tout.
Le risque pour les PME : en restant silencieuse, l'entreprise se prive d'un avantage concurrentiel majeur. Elle ne valorise pas ses efforts auprès de ses employés (qui cherchent du sens) et laisse le champ libre à des concurrents qui, eux, n'hésiteront pas à communiquer, même s'ils en font moins.
La bonne approche consiste à trouver un juste milieu entre trop ou trop peu. Pour bien faire, il faudrait adopter une communication simple, transparente et factuelle, en parlant de ce qui est réellement mis en place, même à petite échelle. N'attendez pas que tout soit parfait.
Cette démarche renforce la crédibilité de l’entreprise et permet de valoriser son engagement dans la durabilité tout en inspirant confiance.
Pour plus d’infos, contactez-nous au numéro gratuit + 32 800 17 327 ou via service.environnement@UCM.be