Communiqué de presse

2 novembre 2026

 - Mise à jour le 2 novembre 2026

Notre économie ne peut pas se payer le « luxe » d’une crise politique !

Plonger le pays dans une instabilité politique prolongée serait une catastrophe pour la viabilité de notre économie et de nos entreprises. UCM liste toutes les mesures promises par ce gouvernement fédéral, attendues par les indépendants et les petites entreprises, et qui resteront lettre morte en cas de chute du gouvernement.

Faute de majorité, les entrepreneurs devraient renoncer à plusieurs mesures vitales pour leur activité :

  • Une réforme fiscale ambitieuse. S’il n’y pas d’allègement des charges sur le travail, on peut prévoir à terme une nouvelle crise de l’emploi dans les prochains mois ;
  • L’annualisation du temps de travail, qui n’a pas eu le temps d’être votée à la chambre. Nos entreprises resteront enfermées dans un carcan rigide d’organisation, qui ne suit ni les variations du volume d’activité, ni les besoins de conciliation vie professionnelle/vie privée des employés ;
  • L’amélioration du statut des indépendants à titre complémentaire. A défaut, ce statut restera toujours aussi peu attirant financièrement ;
  • Une vraie politique d’accompagnement pour les entreprises sur le plan énergétique. Or en pleine hausse des tarifs d’énergie, nos indépendants et PME voient leurs frais exploser. Les bases d’une vraie politique de transition énergétique pour accompagner les entreprises ne sont pas posées, ce qui promet aux entreprises de nouveaux chocs énergétiques, et un risque de faillites en cascade ;
  • La simplification administrative. Elle n’est pas aboutie au niveau fédéral et des contraintes pénalisent toujours autant l’activité économique ;
  • La réforme du calcul des salaires (loi de 96). La concertation sociale au sein du « Groupe des dix » paralysée en l’absence de gouvernement, il n’y aura aucune mesure pour rendre supportable l’évolution des salaires, malgré l’inflation forte ;
  • La sécurisation de Bruxelles et ses commerces. Nos commerces resteront victimes de première ligne de la guérilla des narcotrafiquants, en cas d’absence d’un ministre de l’Intérieur de plein exercice. D’autant que les émeutes en marge des manifestations étudiantes viennent se greffer à cette insécurité depuis plusieurs week-ends.


« L’instabilité n’est jamais bonne pour les affaires. Mais une crise politique, un vol sans commandant de bord, alors que nous traversons une zone de turbulence avec inflation forte, prix de l’énergie qui s’envolent et un niveau de dette publique à nouveau parmi les élévés d’Europe est la pire chose qu’il puisse arriver à notre pays », tonne Pierre-Frédéric Nyst, président UCM.

 

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