Communiqué de presse

9 septembre 2026

 - Mise à jour le 15 septembre 2026

Près de deux indépendants sur trois n’arrivent pas à décrocher pendant leurs vacances

Durant l’été, UCM a sondé ses indépendants afin de comprendre s’ils arrivaient à déconnecter pendant les traditionnelles vacances scolaires. Plus de 700 répondants ont participé à cette enquête qui permet de dresser un constat clair : la déconnexion est un luxe que beaucoup d’entrepreneurs ne peuvent pas s’offrir.

Une mise en contexte avant de commencer. Les indépendants travaillent beaucoup. Environ 50 % des sondés travaillent plus de 50 heures par semaine. Un total qui grimpe à plus de 60 heures par semaine pour un indépendant sur quatre, voire, pour 10 % des répondants, à plus de 70 heures. En ventilant les résultats, on note que les employeurs sont beaucoup plus concernés par cette charge conséquente que les indépendants « solos ». Les premiers sont ainsi presque deux fois plus nombreux à travailler 60 heures ou davantage que les seconds. Pour rappel, un temps plein en Belgique pour un salarié est de 38 heures.

La surcharge de travail s’ajoute à l’impossibilité de déléguer

Quand on les sonde sur leur capacité à déconnecter, les indépendants ne s’accordent même pas la moyenne avec un score qui culmine péniblement à 37 sur 100. Et quand ils s’autorisent à partir en vacances (40 % prennent maximum une semaine sur leur année), seul un peu plus d’un répondant sur trois (38 %) arrive à déconnecter, ne serait-ce que partiellement. Les raisons de cette hyperconnexion sont connues depuis longtemps : impossibilité de déléguer (45 %), peur pour le chiffre d’affaires (41 %) et, sans surprise, surcharge de travail (38 %). Par conséquent, il n’est pas étonnant d’apprendre que plus d’un indépendant sur deux (54 %) ne revient pas reposé de ses vacances.

L’agriculture comme secteur le plus touché

Au moment d’analyser les secteurs, c’est l’agriculture qui cumule le plus de facteurs à risque : 82 % travaillent au moins 50 heures par semaine ; 46 % n’ont pris aucune période d’au moins cinq jours consécutifs durant les trois dernières années (16 % de moyenne sur le sondage) et leur score de déconnexion n’est que de… 27. Soit un peu plus que l’Horeca, qui est le deuxième secteur le plus à risque avec 26 points. Ici aussi, huit indépendants sur dix travaillent au moins 50 heures par semaine et 42 % travaillent souvent ou toujours pendant leurs congés. Un point intéressant distingue cependant l’Horeca de l’agriculture : seuls 15,2 % des répondants Horeca déclarent n’avoir pris aucune vraie vacances en trois ans. Ils parviennent donc davantage à partir que les agriculteurs, mais pas nécessairement à décrocher.

Pour certains, déconnecter est tout simplement impossible

Ce questionnaire met en outre en lumière un paradoxe qui avait déjà été remarqué par UCM. Si plus d’un indépendant sur deux juge (56 %) qu’il est indispensable de déconnecter pour rester performant, ils sont 66 % à ressentir au moins parfois de la culpabilité quand ils ne travaillent pas le soir, le week-end ou pendant les vacances. Plus inquiétant, 23 % des sondés – c’est quasiment un sur quatre – estiment qu’il est tout simplement impossible de déconnecter dans leur réalité quotidienne. Notons enfin que 80 % des répondants pensent qu’ils arriveraient à davantage déconnecter s’ils étaient salariés.

Cette enquête montre une nouvelle fois l’importance des missions de sensibilisation au bien-être des indépendants. Pionnière en la matière, UCM a lancé en 2024 son programme « J’entreprends mon bien-être » qui fournit aux indépendants des ressources (événements, application, FAQ, conseillers dédiés…) pour les aider à prendre soin d’eux.

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